Partis de Saint-Malo, le 4 novembre 2018, les concurrents de cette édition de la « Route du Rhum – Destination Guadeloupe » sont progressivement arrivés à Pointe-à-Pitre, dès le 11 novembre, date à laquelle le record de la traversée a été battu par Francis Joyon, vainqueur de cette 11ème édition sur le trimaran IDEC Sports dans la catégorie Ultime : en 7 jours 14 heures 21 minutes et 47 secondes à une moyenne de 23,95 nœuds (lors de sa septième participation à l’épreuve).

Pour sécuriser l’arrivée en Guadeloupe de ces navigateurs en solitaire, l’État a mis en place un dispositif maritime qui mobilise l’ensemble des administrations concourant à l’action de l’État en mer dans la zone maritime des Antilles (ZMA). Coordonnés par la direction de la mer de la Guadeloupe, les moyens de l’unité littorale des affaires maritimes 971, des brigades nautiques de la gendarmerie, de la direction régionale garde-côtes (DRGC – douane) et de la marine nationale ont ainsi assuré la sécurité et la sûreté du plan d’eau, en collaboration étroite avec la direction de la course. Depuis Fort-de-France, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Antilles-Guyane (CROSS AG) se tenait également paré à diriger d’éventuelles opérations d’assistance dans sa zone de recherche et de sauvetage.
La tâche est ardue : lors de l’arrivée nocturne et désormais légendaire de Francis Joyon sur IDEC Sports, passé devant le trimaran MACIF de François Gabard à quelques milles nautiques seulement de la ligne d’arrivée, une centaine de navires à voiles et à moteur ont accompagné les concurrents jusqu’au ponton du Mémorial ACTe. Depuis le 11 novembre, plusieurs arrivées par jour, parfois simultanées, se sont succédées et ont nécessité le concours des moyens de l’Etat chargés de veiller à éviter les abordages et à réprimer les comportements à risque compromettant la sécurité des usagers de la mer.
A cet égard, le patrouilleur côtier de la gendarmerie maritime Violette (rattaché à la marine nationale) a constitué, avec la vedette DF31 « Pitera » de la DRGC, le seul moyen hauturier capable d’assurer depuis le large l’escorte des navires de course. Armé par un équipage de 12 gendarmes maritimes, 100% gendarmes et 100% marins, ce bâtiment de 34 mètres s’assure du respect de l’ordre public en mer. Grâce à ses senseurs, la Violette renseigne en temps réel les autres unités déployées et leur coordinateur sur la situation de la zone. Sa vitesse maximum de 30 nœuds lui permet de suivre dans la durée les concurrents les plus rapides et d’intervenir au plus vite pour écarter tout danger éventuel, et de proposer un concours éventuel en cas d’opération de sauvegarde de la vie humaine en mer.

 

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